04.10.2006

Adam et la pomme d'Eve ou comment une histoire tordue est à la base du fondement de nos sociétés occidentales...

Alors comme ça les femmes seraient punies parce qu'un jour elles ont donné la pomme de la connaissance à Adam ?
Mais on devrait plutôt nous remercié de l'avoir rendu intelligent ce gros niais !
Et donc, nous sommes traitées comme des merdes depuis des siècles à cause de cette histoire débile écrite et interprétée pour justifier des attitudes inqualifiables envers les femmes ???

...

Ben voyons !

Dans le métro...

medium_metro_parisien.jpgN'avez-vous jamais remarqué ? Il suffit que les gens mettent un pied dans le métro pour qu'ils se mettent à agir comme des loques : ils ne savent plus marcher, ils ne savent plus vivre avec les autres. Combien de fois ai-je demandé pardon à des gens, l'oeil mou, pour passer ? Combien de fois a-t-il fallu que je finisse par les faire susrsauter en hurlant "PARDON!!!" ou bien par les bousculer ?...
Les gens, dans le métro, marchent, si possible, lentement et au milieu en se foutant furieusement de ce qui les entoure, ils vous foncent dessus, pris d'une vue convergeante, lorsque vous êtes chargé ou que vous avez des béquilles ou une canne.
A l'intérieur du métro c'est le même délire, faire attention à l'autre semble être chose impossible pour la plupart !

La dernière en date :
Je monte dans le métro, peu de monde, mais suffisamment pour que je doive rester debout. Il y a un mec affalé de tout son long sur une des barres centrales, vous savez, celle qui sont faites pour se tenir d'une main. jusque-là, tout va bien, sauf qu'il faut quand-même que je le bouscule à moitié pour pouvoir passer après avoir demandé pardon deux fois.
Station suivante, ce n'est plus la même histoire : plein de gens montent et personne ne descent. Croyez-vous qu'il va bouger ? Noooonnnn !
Une petite nana, tente de s'accrocher à la barre et dérange notre Monsieur ; le pire est que c'est elle qui s'excuse et lui qui lui gueule dessus ! Elle lui répond que les barres sont faites pour les moment d'affluence afin que tout le monde puisse s'accrocher et ne pas tomber, non pas pour s'affaler dessus et là, réponse suprême, il la traite de sale raciste !
Enorme !
Mais tellement "déjà vu" !

Du coup je m'en mêle : "Le raciste ici, c'est vous Monsieur ! Penser que c'est parce que cette femme est raciste qu'elle vous demande de vous pousser et non pas parce que que votre attitude est d'un égoïsme forcené, c'est vraiment ridicule ! Tous les blancs sont racistes dès lors qu'ils osent déranger quelqu'un de couleur ? Faut arrêter avec ça, c'est vraiment nul !"

Là, forcément, je me fait traiter de connasse...
Subtile, l'insulte.
Heureusement, il y avait d'autres gens noirs dans le wagon (je dis "noir" et non pas "black" comme tout le monde : je ne suis pas politiquement correcte hein ?!), et ils lui sont tombés dessus à bras racourcis en lui disant que j'avais raison et qu'il ferait mieux de la fermer...

Je sais bien que, là, je payais pour toutes les saloperies que nos ancêtres ont pu commettre, mais moi, je suis pas responsable de ce qui s'est passé : toutes ces exactions au nom d'une suprématie de la race blanche et de la religion catholique et qui me donnent envie de gerber... ça va continuer encore longtemps, ou va-t-on apprendre à vivre ensemble ? Parce que si ça continue, on y sera encore dans mille ans et on ne saura même plus pourquoi on se déchire !

Pourquoi le métro exacerbe-t-il la bêtise ?
Est-ce la promiscuité, l'enfermement ?
Je sais pas.
Mais c'est vraiment saoulant !

Adenda à "De la Négation Egalitaire..."

Juste une précision : je ne fais pas partie de ceux qui pensent que c'est toujours mieux chez le voisin, ceux qui idéalisent "ailleurs", non pas parce qu'ils sont mal dans leur pays, mais parce qu'ils sont mal dans leur peau et nous engluent dans leur foutu pessimisme stéril.
A ce type de perçonnes, je dis : "Si c'est si naze ici, si c'est tellement l'horreur, cassez-vous ! de toute façon vous ne serez heureux nulle part parce que c'est dans votre propre peau que vous n'êtes pas bien."
Il est ridicule de croire que tout va mieux ailleurs. Des choses qui vont mal chez nous se passent mieux ailleurs et vice et versa. Par contre voyager et trouver des idées ailleurs pour améliorer l'ici, là, oui, très bonne chose.
J'ai plus une âme de résistante que de déserteuse et pourtant je suis artiste et donc en danger à l'heure actuelle. Mais c'est pas en me barrant que j'améliorerai ma situation, c'est la merde aussi ailleurs, différemment, mais la merde quand-même.
Nos systèmes de valeur et nos systèmes politiques s'écroulent. Aurons-nous la force de chercher du nouveau où allons-nous recommencer les mêmes ânneries ?
Aux vues des débats, je pencherais hélas pour la seconde solution... L'homme a peur du changement, qui plus est lorsqu'il guigne le pouvoir !